Levée à 6h30 ce matin, j’ai pris la route à 7h45, direction Vanves, pour un shooting photo … Et oui, si vous avez tout suivi, j’ai un livre à paraître bientôt … et l’éditeur a besoin d’une photo « correcte » ou « classique » ou « corporate » pour la 4ème de couverture ; moi évidemment dans mon book insta et mes photos de voyages toutes colorées, cheveux emmêlés par le vent californien et lunettes de soleil sur le nez, je n’ai rien de ce genre ! Mais si l’intention était bonne et mon visage fatigué déterminé à se faire shooter, la pluie, la nuit, les grèves et les bouchons en ont décidé autrement pour moi aujourd’hui. Après 1 heure de route je n’avais parcouru que 2 kms. J’ai rebroussé chemin. N’étant pas du genre à ne pas prendre de précaution, j’avais tout de même anticipé et prévu un timing de 2h30 pour cette aventure qui, sur le papier, en temps « normal« , n’est censé prendre que 30 minutes. Me revoilà donc à la case départ. C’est à dire à la maison.
Là, j’erre un peu dans ce matin sans but, ne sachant à quoi m’atteler …
Alors comme souvent, j’ouvre mon journal et me mets à écrire. J’y écris que, condamnée à rester @home, autant apprécier et passer cette journée à me reposer, lire et rêver plutôt qu’à bougonner et souffrir de la déception de ce contre-temps. Et là, d’un coup, mon corps ce détend en pensant à ce que j’ai lu ce weekend, à ce qui m’attend comme lecture dès que j’aurai fini d’écrire : mon dernier livre de l’année 2019, reçu et entamé vendredi, Tomber amoureux de ce qui est, de Jeff Foster. Un enseignement au lâcher-prise et à l’appréciation du moment présent au goût délicieusement poétique. Lire Jeff Foster c’est apprendre à embrasser le quotidien dans toutes ses dimensions. Je vous le conseille fortement !
Penser à ce livre comme étant probablement « le dernier » de l’année (je dis probablement car il reste 2 semaines avant 2020 et je doute qu’il ne tienne jusqu’à demain), j’ai été interpellée par l’idée de faire un bilan de cette année 2019, de voir ce que j’avais noté comme objectifs dans mon cahier en janvier et ce qui avait été réalisé ou pas.
Déjà, ai-je suffisamment lu ? Jamais assez à mon gout bien sûr, mais en tout cas tous les livres m’ont aidée à cheminer plus en douceur, à comprendre ce qui était encore obscure, à accepter de plus en plus ce qui est… (comme cette journée totalement chamboulée).
Alors quid de mes objectifs cette année ? Est-ce que je mérite ma prime de performance ?? Celui qui était en 1ère page et en première ligne, et en « objectif principal » : faire publier mon livre ! Je crois que rien que pour celui-ci, même s’il devait être le seul réalisé, je pourrai être fière de moi. Alors je le suis !!
En « objectifs santé » :
Je devais poursuivre mon programme de RSP (restauration somato-psychique) et je l’ai fait. Ça n’a l’air de rien, et en même temps il faut être disciplinée, car c’est un rdv toutes les 6 semaines pendant un an. C’est fait, c’est terminé, processus achevé fin septembre. I feel good 🙂
Je voulais relâcher un peu de poids … Enfin « un peu » …., je voulais relâcher au moins 7 kgs pour tout vous dire. Clairement je n’ai rien fait pour. Disons que mon espoir était de reprendre le badminton et de m’activer de nouveau. Les pieds n’étant pas guéris, je n’ai pu ni marcher, ni courir, ni sauter, ni danser …. Bref, l’immobilisme forcé ne m’a pas aidée.
En revanche j’avais décidé, badminton ou pas, de m’inscrire au YOGA car j’en rêvais depuis des années, et cette année je l’ai fait ! Mission accomplie. Et je suis assidue à ma séance hebdomadaire 😉
What else ?
J’avais un encart « objectifs bien-être » :
Je voulais m’octroyer un massage minimum tous les 2 mois et je ne l’ai pas fait. Les mois sont passés trop vite. J’ai surtout passé trop de temps chez les spécialistes en tout genre pour ma douleur au pied. Ce n’est pas faute d’avoir pris soin de moi, mais j’aurai préféré le faire autrement. Résultat, 3 massages seulement sur 6 envisagés. Objectif à reporter…et score à améliorer pour 2020 !!
En « objectif plaisirs et sorties« , j’aurais adoré tenir mon cahier des charges : au moins 1 film par mois ! Et là, je ne suis pas fière car je ne suis allée que 9 fois au ciné dans l’année et c’est vraiment peu. Là aussi, score à améliorer …
J’avais aussi noté d’aller danser … et ça, vous l’aurez compris, c’était dans l’hypothétique espoir d’une guérison qui n’a pas encore vu le jour …
Voilà, il y a les choses auxquelles on tient et qu’on note noir sur blanc, il y a les choses pour lesquelles on s’engage vraiment et celles qui ne sont pas toujours totalement de notre fait, et c’est OK. Pas besoin de s’auto-flageller si on a fait de notre mieux.
Puis il y a celles qu’on n’avait pas imaginées du tout, l’imprévu de la vie, qui nous apporte aussi son lot de joies : un voyage lointain, un vernissage par-ci, un concert par-là, une formation à droite, une conférence à gauche, qui nous font rencontrer plein de gens super inspirants.
Et enfin celles, pas programmées non plus, qui apportent à leur tour leur sac de douleurs mais qu’on saura surmonter parce qu’on est fort et qu’on apprend, jour après jour, à Tomber amoureux de ce qui est.

Comment retrouver la sérénité dans un monde incertain
Nous vivons dans un monde où l’incertitude fait partie du quotidien : crise économique, instabilité professionnelle, informations anxiogènes… Ces préoccupations pèsent sur notre esprit et

























